Le haïku est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise et dont la paternité est attribuée au poète Matsuo Bashô (1644-1695).

Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l'évanescence des choses. Encore appelés haïkaï, les Haikai (dont un homonyme signifie « amusement ») étaient appelés au départ haikai-renga : rengas drôles, légers, parfois frivoles et grivois — un genre plutôt mineur à l'origine.

Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis le tout début du XXème siècle Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s'inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s'écrivait sur une seule colonne sous la forme d'un tercet de 3 vers de 5, 7 et 5 syllabes pour les haïkus occidentaux.

La personne écrivant des haïkus est appelée « haijin » ou «  haïkiste ».

Ce mois-ci, les mousquetaires ont illustré les courts haïkus qu’ils avaient produits ou ceux qu’ils préféraient.

Voici mes deux interprétations :

N'étaient leurs cris

On ne les verrait pas, les hérons blancs

Matin de neige

                                                                             Chiyo-ni (1701 - 1775)

MaD2

Sur le chemin de la filette

Devant, derrière

Des papillons volent

Ida Dakotsu (1885 - 1962)

MaD1

Vous pouvez également aller vous régaler avec les haïkus choisis par d'autres mousquetaires sur le blog commun...